La pomme de terre devient de plus en plus rare sur le marché de consommation de la ville de Butembo et d’autres milieux de la province du Nord-Kivu suite au fait que les personnes qui se livrent à sa culture sont encore moins nombreuses, et pourtant le taux de la demande qui semble élevé.
Pour l’ingénieur Agronome Kahindo Nyenze et enseignante des cours d’Agronomie de l’institut Kirimavolo, laisser la culture de la pomme de terre aux seuls habitants des milieux ruraux, cela pouvait continuer à contribuer à plus de rareté dans la région.
« Beaucoup des gens ont toujours pensés que la pomme ne peut pas etre installé ici en ville de Butembo à cause du milieu. Mais, nous qui avons expérimentés déjà le milieu, nous avons finis par comprendre que la culture de cette denrée est aussi possible et d’ailleurs elle produit bien autant qu’aux milieux ruraux. Voila pourquoi, nous appelons tous les habitants des grandes agglomérations comme Butembo à lancer cette production en exploitant leurs terrains vides pour une variété de carolis afin de répondre à leurs besoins de consommation, mais aussi pour les marchés. »

Dans son interview nous accordée au reporter de la Radio Evangélique de Butembo ce samedi 17 Octobre 2026 en pleins travaux d’entretien du champ Scolaire avec les élèves Agronomes, notre interlocutrice conseille à celui qui veut expérimenter la culture de la pomme de terre dans les milieux urbains et témoigner d’une bonne récolte à s’orienter vers les différents centres de produites des semences comme ICG de Butembo ou Capsa de Luotu pour acheter en quantité et qualité suffisante.
« La corolis blanche et la corolis rouge sont les deux variétés qui tiennent bien en ville de Butembo et pour trouver sa semasse en quantité et qualités suffisante, il faut carrément s’orienter vers les centres des productions les plus connus, comme le centre de l’ICG en Butembo et celui du CAPSA en Luotu. En tout cas, les besoins en pomme de terre est énorme dans la région, surtout pour les organisateurs de cérémonies qui en achètent en grande quantité. Que les gens qui ont des lopins de terre vide en Butembo puissent les exploiter ou nous les laisser pour produire en quantité car le rendement dans ce secteur il y en a. » a-t-elle insisté l’ingénieur Nyenze Kahindo
Rappelons qu’à ces jours, pour négocier une poche de la pomme de terre sur les marchés de la Ville de Butembo, il faut 180 mille à 200 mille de franc congolais et en grande quantité cette denrée vient du territoire de Lubero, dans les villages comme Kipese, Kitsumbiro, Masereka, avec des quantités moins importantes par rapport à la demande attendue.
Adam Katina Jackson