131 civils tués, 26 autres portées disparues, 27 maisons incendiées et 11 motos brûlées, tel est le bilan de 24 attaques attribuées aux rebelles ADF-NALU en l’espace de 3 semaines dans la chefferie des Babila-Babombi, principalement dans les groupements Bangole et Babila-Teturi en territoire de Mambasa en province de l’ITURI.
Selon des acteurs de la société civile, ces violences ont provoqué un déplacement massif des populations, plusieurs villages ayant été abandonnés par leurs habitants.
« Vingt quatre attaques ont été menées dans l’intervalle de trois semaines par les présimés rebelles Adf dans la chefferie de Babila Babomb, à travers lesquelles 131 personnes ont été tuées, 27 maisons incendiées, au moins 26 personnes prises en otage, 11 motos brulées, sans compter les biens de la population pilés. Si nous essayons de faire la moyenne, il faut compter 6 personnes tuées par jour et jusqu’à maintenant il y a encore certains qui trainnent en même le sol dans la region suite à l’inaccessibilité. » s’est exprimé Ram’s Malikidogo
Face à cette situation, les forces vives locales demandent l’intensification des opérations conjointes FARDC-UPDF, une assistance humanitaire aux déplacés, ainsi qu’une enquête indépendante afin que les auteurs de ces tueries soient un jour traduits en justice.
« Voila pourquoi, nous recommandons que les autorités militaires traquent l’ennemi, parce que la population a besoins de la paix et au gouvernement d’intervenir dans le cadre d’assistance humanitaire. Toutes ces victimes, les déplacés de guerre qui n’ont pas d’abris ont besoins aussi, au plus cette assistance, il faut un encadrement psychologique, surtout qu’il y a aussi des enfants orphelins de massacres. C’est urgent en tout cas. » a martelé notre source
Pour rappel, le territoire de Mambasa est devenu le théâtre des présumés rebelles ougandais Adf depuis un bon moment, avec les massacres d’un nombre qu’on ne peut plus. Les acteurs de la société civile, à tous les niveaux, ne prient que pour la neutralisation de l’ennemi pour vaquer librement à leurs occupations de coutume.
Nzangos Muviswa