Certains acteurs sociaux ouvrant dans la chefferie de Bashu, en territoire de de Beni dénoncent alertent sur les conséquences dues à ce qu’ils qualifient du système de « mandats télécommandés » et une guerre de leadership qui s’observent depuis lors entre le député national Saidi Balikwisha et son poulain provincial, Katembo Mafungula dans ce coin de la province du Nord-Kivu.
C’est le cas de Monsieur Gerkas MATHE, un citoyen engagé de la région qui, dans sa lettre ouverte adressée à ces deux élus, regrette de les voir céder aux querelles que de se lancer dans les lobbyings à la merci du développement de leurs entités comme les font les députés des autres entités voisines à la chefferie de Bashu.
« Le gouvernement provincial multiplie les actions ailleurs. La route Mbau-Kamango est réhabilitée, des ponts sont construits, et les villes de Beni et Butembo voient leurs routes se moderniser. Même le secteur des Bapere, et certains groupes de pression, ont reçu des dotations de motos pour leur mobilité. Aussi, les engins de génie civil s’activent sur l’axe Mbau-Kamango », lit-on dans la lettre ouverte.
Pour Gerkas Mathe, ce contraste n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe de la faillite du plaidoyer de Saidi Balikwisha et du député provincial Katembo Mafungula. A ce niveau, il retient les récents aveux de Mafungula, affirmant avoir été empêché de circuler dans les Bashu par son mentor, Saidi Balikwisha.
« Ils ont comploté contre le peule, parce que Mafungula était massivement voté dans les entités abandonnées. Pour le moment les conséquences sont graves car ces entités abandonnées sont devenues oubliées par la province, parce que aucune intervention du gouvernement provincial ni central n’a été enregistrée dans ces entités. Nous sommes entrain d’estimer que cette guerre entre ces deux députés qui fait que notre entité reste dans le noir. Imaginez-vous la province du Nord-Kivu est entrain de construire des ponts, tracer des routes dans la ville de Butembo, Beni comme dans d’autres entités du territoire de Beni et Lubero, pourquoi pas ici chez nous ? » a-t-il martelé Monsieur Gerkas Mathe
Ce fils des Bashu s’interroge pour comprendre comment des leaders peuvent prétendre défendre la population alors qu’ils se disputent le droit de « piétiner » le sol de leur base.
Nzangos Muviswa