novembre 8, 2026

Les conflits armés qui secouent la République démocratique du Congo ne se limitent pas aux pertes en vies humaines et aux destructions matérielles. Ils constituent également une menace croissante pour l’environnement. Coupes incontrôlées des arbres, exploitation abusive des ressources minières et pollution de l’air et des eaux figurent parmi les conséquences dénoncées par Philippe Paluku Bonne Année, ingénieur agronome, à l’occasion de la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflits armés, célébrée chaque 6 novembre.

Pour cet ingénieur agronome, les atteintes à l’environnement en période de conflit représentent un danger aussi préoccupant que les violences armées elles-mêmes. « La destruction de l’environnement tue autant que les armes », alerte-t-il, soulignant que la dégradation des écosystèmes compromet non seulement les conditions de vie des populations, mais également celles des autres êtres vivants.

Au-delà de la dénonciation, Philippe Paluku Bonne Année appelle à une prise de conscience collective sur la nécessité de préserver les ressources naturelles, même dans les zones affectées par la guerre. Il estime que la protection de l’environnement ne doit pas être reléguée au second plan sous prétexte de l’insécurité, car les conséquences de sa destruction continueront de peser sur les communautés bien après la fin des hostilités. « Quand la guerre finira, c’est sur cette terre, avec cette eau et cet air que les populations devront vivre », rappelle-t-il.

Pour Philippe Paluku Bonne Année, la reconstruction des communautés affectées par les conflits doit également intégrer la restauration et la protection de l’environnement. Il insiste ainsi sur le lien étroit entre la préservation des ressources naturelles et la stabilité des communautés, estimant qu’aucune paix durable ne peut être envisagée dans un environnement profondément dégradé.

La Rédaction

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