novembre 6, 2026

La situation sécuritaire reste alarmante dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu. Sept civils ont été tués par balles et une femme grièvement blessée lors de plusieurs attaques armées perpétrées dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 novembre 2026, dans les villages de Bugamba 1 et Mukondo, en groupement de Mudja. Selon Jean-Claude Mambo Kawaya, président de la Société civile Forces vives de Nyiragongo, des hommes armés ont fait irruption dans plusieurs habitations et ouvert le feu sur les occupants. Il attribue ces tueries aux combattants de la rébellion du Front pour la refondation de la nation (FRN), qui contrôlent cette partie du territoire.

D’après les précisions de cet acteur de la société civile, les premières victimes ont été ciblées dans une buvette à Bugamba 1, où le gérant et son épouse ont été abattus. Les assaillants se sont ensuite introduits dans une autre habitation du même village, où ils ont exécuté deux autres personnes, avant de poursuivre leurs attaques dans le village de Mukondo. D’autres civils y ont perdu la vie, tandis qu’une femme a été grièvement blessée et évacuée à l’hôpital CBCA Ndosha, à Goma. « Les enfants et les fils du territoire de Nyiragongo continuent à payer un lourd tribut à cette guerre. La nuit, sept personnes ont été assassinées. Malheureusement, les auteurs seraient des combattants de la rébellion », déplore Jean-Claude Mambo Kawaya.

Au-delà de ces assassinats, le président de la Société civile Forces vives dénonce une recrudescence d’autres actes criminels dans le territoire, notamment les cambriolages nocturnes et les enlèvements, qui seraient devenus fréquents. Il décrit un climat de peur généralisée dans les zones concernées, où les habitants vivent sous la pression de différents groupes armés. « Nous avons des cas de cambriolages presque chaque nuit et des enlèvements qui deviennent vraiment fréquents dans le territoire de Nyiragongo. La zone est véritablement militarisée par ces combattants. Si vous ne rencontrez pas les combattants du M23, vous allez rencontrer ceux de la Local Defence. Ils ont instauré un système dans lequel chaque citoyen est devenu un renseignant », alerte-t-il.

Face à cette détérioration de la situation sécuritaire, la Société civile Forces vives de Nyiragongo condamne les violences visant les populations civiles et dénonce les multiples violations des droits humains, notamment les assassinats, les enlèvements, les cambriolages et les violences sexuelles. Elle appelle les autorités et les responsables des services de sécurité à prendre des mesures urgentes pour assurer la protection des habitants et mettre fin aux exactions des groupes armés. Ces nouvelles tueries viennent ainsi alourdir le bilan des violences dans ce territoire du Nord-Kivu, où les populations continuent de vivre dans une insécurité persistante.

Mapendo Malyabwana Bin-Victor

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