COLERE DE LA POPULATION SUITE AU MAUVAIS ETAT DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES EN CHEFFERIE DES BASWAGHA

COLERE DE LA POPULATION SUITE AU MAUVAIS ETAT DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES EN CHEFFERIE DES BASWAGHA

Les usagers des tronçons routiers Kivugha, Mabambi, Vuyinga, Muhangi et Musyenene se dressent contre l’attributaire commis dans ces chemins de dessertes agricoles en territoire de Lubero en chefferie des Bawagha. Ils décident d’entretenir les routes en travaux communautaires dans un délai d’un mois.

Les accidents fréquents enregistrés sur les tronçons routiers Kivugha, Mabambi, Vuyinga, Muhangi et Musyenene causant mort d’hommes et blessés énervent au plus haut niveau les habitants. Ces accidents sont dûs au délabrement avancé des chaussés. C’est depuis Janvier 2020 que le calvaire commençait à se faire vivre sous le regard de l’attributaire qui perçoit de l’argent aux différents postes de contrôle de péage route. Chaque motocycliste débourse 1 dollar, 5 dollars pour chaque véhicule. Pour dire non à ce que les usagers de ces tronçons routiers qualifient d’exploitation de l’homme par l’homme, une correspondance avait été adressée au Chef de la chefferie des Baswagha signée par les habitants des villages ci-haut cités en date du 21Juin 2020. Ils accusaient l’attributaire d’insouciance et d’incompétence d’entretenir les routes alors que les accidents s’y commettent au jour le jour. Et dans cette même correspondance, les signataires annonçaient l’organisation des activités communautaires qui iront du 02 Juillet au 02 Aout 2020. Vu que la chefferie n’avait pas pris à bras le corps ce dossier, les habitants de Kivugha, Mabambi, Vuyinga, Muhangi, Kasinga et Musyenene se sont levés comme un seul homme, tous les agents commis aux barrières de péage route ont été chassé. Les travaux communautaires ont été lancés sans aucune autre forme de procès. Des militaires des FARDC ont été mis en contribution pour protéger les percepteurs des frais de péage route par les autorités de la chefferie des Baswagha; leurs efforts n’ont pas payé. Interrogé sur le bien fondé de ces travaux, maître Mbusa Machozi Joseph, porte parole des indignés dit que :

« Ces travaux s’inscrivent dans la logique de limiter les cas d’accidents enregistrés chaque jour. Dans un délai de 6 mois, on enregistre plus de 20 morts et des nombreux blessés. D’ailleurs, les agriculteurs ont de la peine à évacuer les produits de leurs champs dans les centres de consommation, voilà c’est qui enflamme la colère des usagers de ces tronçons routiers », précise notre interlocuteur.

De son coté, Mr Muhindo Matimbya, attributaire désavoué accuse la population d’être instrumentalisé par des politiciens. « J’espère que je vais être remis dans mes droit car j’ai un arrêté provincial qui me nomme attributaire légal des routes dans la partie Ouest de la chefferie des Baswagha », se console t-il. Jusqu’à présent les travaux d’entretien routiers initiés par les habitants évoluent bien sans l’apport de l’attributaire désavoué.

                                              SADIKI MATSINGA

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